État bucco-dentaire et besoins en soins d’une population âgée de 65 ans et plus du Grand Ouest relevant de la Mutualité Sociale Agricole 2004

Le vieillissement de la population, plus marqué au régime agricole, et l’absence d’études permettant d’évaluer les risques liés à l’état bucco-dentaire des assurés âgés, a conduit les Associations des MSA de trois régions du grand ouest (Basse Normandie, Bretagne et Pays de la Loire) à mener une enquête épidémiologique sur les assurés agricoles âgés de 65 à 85 ans, résidant à domicile, en partenariat avec la faculté d’odontologie et le CHU de Nantes.

L’étude a concerné 1225 personnes, dont la répartition est égale par sexe, avec un salarié pour quatre exploitants, un urbain pour deux ruraux, La sélection des patients s’est faite par tri aléatoire des personnes âgées de 65 à 85 ans, relevant de la MSA, vivant à domicile, selon un pas permettant la constitution d’un échantillon de 400 personnes par région.

L’examen clinique révèle un CAO moyen à 17,5, avec une ou plusieurs caries dans un cas sur trois.
Un sujet sur sept se plaint de douleurs cervico faciales, autant de douleurs dentaires, et 2,5% présentent des adénopathies.
Un tiers des personnes a des troubles des ATM ; parmi elles, 40% ont des besoins en prothèse.

L’analyse des besoins en soins précise qu’un sujet sur quatre a des besoins urgents. La répartition des besoins se fait de la manière suivante :
– Prothèse : neuf cas sur dix, plus fréquents chez les exploitants et les personnes vivant en milieu rural.
– Soins du parodonte : trois sujets sur quatre, essentiellement en détartrage et surfaçage.
– Consultations spécifiques ou spécialisées : une personne sur deux, notamment pour mycose, stomatites, adénopathies ou tuméfactions.
– Soins conservateurs : un sujet sur trois.
– Soins des ATM : un quart des cas, surtout des femmes et/ou des exploitants.
– Soins de chirurgie : un sujet sur cinq, surtout des hommes, et/ou des exploitants, à type d’extractions.
Les sujets les plus à risque (diabétiques et “risque B”) ont des besoins en soins comparables à ceux de la population générale.

Le ressenti des personnes examinées révèle que 80% d’entre elles ont conscience de leurs besoins de soins, mais que deux tiers n’envisagent pas de les réaliser.
Le renoncement tient souvent à des raisons subjectives (résignation, relativisation par rapport aux autres problèmes de santé) ou plus rarement objectives (échecs antérieurs, douleur).
Le renoncement pour raisons financières apparaît quatre fois sur dix et n’est pas toujours justifié (soins dont la tarification est opposable).

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