La santé bucco-dentaire des personnes détenues

La prévalence de pathologies transmissibles était très élevée dans les prisons européennes au début des années 1990. De plus, les données sanitaires étaient éparses, ce qui a conduit le Conseil de l’Europe à organiser en 1991 le premier séminaire sur la santé en prison puis l’Organisation mondiale de la santé à mettre en place en 1995, un réseau avec les pays européens intéressés par une collaboration sur la santé en prison et constituer le Projet santé en prison (HIPP). L’une des difficultés du développement des soins de santé en prison était liée à l’absence de lien avec l’ensemble des services de soins publics. Certains pays ont intégré les soins de santé en prison dans le système public de santé comme la France, la Norvège et le Royaume-Uni.

En France, la loi du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale des détenus a apporté une nette amélioration de l’accès aux soins des personnes détenues en confiant cette mission au service public hospitalier. Dans chaque établissement pénitentiaire, a été créée une unité de consultations et de soins ambulatoires (UCSA), structure sanitaire rattachée au service public hospitalier où les soins sont prodigués uniquement par des personnels sanitaires qualifiés (médecins, infirmiers…).

Cette loi s’inscrit donc pleinement dans le cadre d’une politique globale de santé publique en milieu pénitentiaire. Ainsi, depuis 1994, les personnes détenues bénéficient-elles de soins délivrés par des professionnels hospitaliers (médecins, chirurgiens dentistes, psychologues, infirmières….), tant au sein des établissements pénitentiaires que dans les établissements publics de santé lors de consultations d’urgence, de consultations spécialisées, voire d’hospitalisation.

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