L’occlusion dentaire après traitement d’orthopédie dento-faciale en Aquitaine 2004

Objectif
L’objectif consistait à décrire les rapports occlusaux obtenus après traitements d’ODF en Aquitaine et à assurer un retour d’information auprès de la profession afin d’initier un dialogue sur la qualité des traitements en ODF.

Méthodes
Une étude a été menée sur un échantillon d’assurés sociaux des trois principaux régimes d’Assurance Maladie d’Aquitaine.
Etaient inclus dans l’échantillon :
– les bénéficiaires âgés de treize ans ou plus au 01/12/2000, ayant fait une demande d’entente préalable pour un semestre de traitement remboursé entre le 01/06/2000 et le 30/11/2000 et non suivi d’une demande d’ODF (traitements terminés sans autre demande) entre la date du dernier avis et la 01/07/2002;
– les bénéficiaires ayant fait une demande de contention remboursée entre le 01/12/2001 et le 31/05/2002 (traitements terminés avec demande de contention).
Le recueil de l’information s’est déroulé en septembre et octobre 2002.

Résultats
Après traitement d’orthopédie dento-faciale, 487 patients ont été examinés ; 71 % d’entre eux présentaient une occlusion de classe I canine bilatérale ou bien , en cas d’absence ou de non-évolution des canines, une classe I ou classe II thérapeutique bilatérale au niveau des molaires.
Chez 72 % des patients, les mouvements de propulsion mandibulaire s’effectuaient sans interférence occlusale au niveau des secteurs postérieurs.
De même, les mouvements de latéralité mandibulaire n’ont révélé aucune interférence non-travaillante chez 66 % des patients.
En revanche, les deuxièmes molaires sont apparues fortement impliquées (95 %) dans les 34
% d’interférences non-travaillantes au cours de ces mouvements.
Seuls 16 % des patients présentaient l’ensemble des 15 critères retenus.

Conclusion
Le degré d’excellence des résultats occlusaux des traitements d’ODF étudiés est apparu faible. Leur degré d’acceptabilité fonctionnelle et esthétique a semblé meilleur mais n’a pu être que partiellement évalué.